Election présidentielle à Madagascar

2018 est une année importante pour la vie politique Malagasy. Si comme la majorité des gens vous avez un compte Facebook ou que vous ayez l’habitude de visionner le petit écran ou encore que vous sortez de temps en temps de chez vous, vous saurez de quoi il s’agit ici. Vous avez sans doute compris que l’élection présidentielle est le thème de cet article. En effet, 5 ans ont passés depuis la dernière campagne électorale. L’heure est à la distribution de tee-shirt, aux « fampelezan-kevitra », aux embouteillages monstrueux causés par les véhicules de campagne. Il serait cependant facile de voir ces élections sous un œil critique parce que les élections à Madagascar c’est quoi ? Ce sont des milliards dépensés en devise étrangère, des débats échauffés entre les partisans des candidats, des commentaires et des dérives sur fond de clips et de spectacles. Mais surtout cette élection est l’occasion pour le peuple d’exprimer leur souhait par le vote et donc de dessiner l’esquisse de l’avenir de la grande île. Rappelant nous que selon la constitution le chef d’Etat en fonction doit poser sa démission avant le début des campagnes pour laisser la direction de l’Etat au Chef du Sénat. Ce dernier devient par conséquent chef de l’Etat par intérim. C’est dans ce sens que l’ancien président Hery Rajaonarimampianina cède sa place. En ce qui concerne l’élection en elle-même, le dépôt de candidature s’est fait du mercredi 1er août à 9h jusqu’au mardi 21 août à 17h à déposer auprès de la HCC (Haute Cour Constitutionnelle). La liste des candidats à la présidence fut publiée le 26 août. Avant même le début des campagnes électorales, la Haute Cour Constitutionnelle décide de ne retenir que 36 candidats sur les 46 qui ont déposé leur candidature. Une dizaine de candidature à la présidentielle ont été refusées pour dossier incomplet ce qui a causé l’invalidation de ces dites candidatures. Comme justification il a été dit que les candidats qui ont vu leur candidatures refusées n’ont soit pas fourni la quittance attestant le dépôt de la contribution soit ne disposaient pas d’attestation d’investiture ou de parrainage. Par ailleurs la CENI a entrepris de faire signer une charte de bonne conduite aux candidats qui fut élaborée par la CFM. Ceci dans le but de maintenir un certain ordre pendant toute la durée de l’élection. Cependant seul 6 d’entre eux ont voulu signé dont Jean Max Rakotomamonjy, Richard Rakotofringa, Sahara Rabearisoa, Mamy Radilofe, Solo Norbert Randriamorasata et Faly Rasolonjatovo. Alors que le mois d’Octobre prend fin et que la date du vote au premier tour se rapproche de plus en plus, les principaux candidats multiplient les apparitions. En effet, les 3 anciens présidents qui se sont succédé sont actuellement dans une forte concurrence pour essayer d’obtenir à la clé une large base d’électeur. On se rend compte de l’ampleur de l’évènement lorsqu’on aperçoit à l’écran la foule qui se réunit autour de ces candidats pour écouter leur discours. En tout cas la date du 07 Novembre 2018 sera à marquer d’une pierre blanche.

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